Je ne suis pas jolie, je suis pire, souvenirs, 1859-1871 de Pauline de Metternich-Sándor.
Résumé :
À la fois petite-fille et belle-fille du célèbre chancelier ennemi juré de Napoléon, épouse de l'ambassadeur d'Autriche auprès de Napoléon III, Pauline de Metternich fut pendant dix ans la
vedette et l'animatrice de la cour impériale. Cette jolie laide, qui était la première à se moquer de son physique ingrat, avait la langue bien pendue et la dent dure. Elle savait cependant
éprouver de véritables affections et elle mit au service de l'empereur son sens inné des rapports humains. Tout en organisant bals et réceptions où elle chantait et dansait avec talent, elle
observait et jugeait ses contemporains en femme de tête. Elle avait beau dire qu'elle détestait la politique, elle en suivait attentivement le cours. On la voit regretter les erreurs de Napoléon
III et déplorer comment un règne bienfaisant courait à sa perte.
Mon avis :
Pour des mémoires, c'est très agréable lire. La princesse de Metternich raconte la vie à la cour de manière légère, à l'exception du dernier chapitre qui traite de la guerre 1870 et de l'exil de
l'impératrice Eugénie. C'est court, léger et incomplet. Elle raconte la vie de la cour, mais en se contentant des faits habituels et des anecdotes, le tout très positif.
Par Armide et Athenaïs
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Publié dans : Livres
Dimanche 7 novembre 2010
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Reines et favorites, le Pouvoir des femmes de Benedetta Craveri.
Résumé :
C'est à la fin du Moyen Age que le rôle de la femme change considérablement : la famille devient le pivot de la nouvelle société qui se met alors en place, et la femme y est considérée avant tout
comme mère. De cette négation de l'autonomie de la femme naîtront simultanément la loi salique en France, qui interdit à une femme de monter sur le trône, les procès en sorcellerie, qui répriment
en fait la sexualité féminine, et le culte marial. Certaines femmes parviendront cependant à se glisser dans les interstices de cette société qui les cantonne dans un rôle de subalterne et à
prendre, à leur manière, le pouvoir. Sans que cela soit jamais tout à fait officiel, certaines réussiront même à régner de fait, ainsi Catherine de Médicis, Gabrielle d'Estrées, Madame du Barry
et quelques autres figures féminines évoquées ici.
Mon avis :
Un mélange de portrait intressants, bien que parfois cèdant à la facilité. Par exemple, pour Diane de Poitiers et Anne d'Autriche, l'auteur reprend des thèses, voire des clichés ayant été mis à
mal par d'autres historiens récents. Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé la lecture de ce livre très divertissante et agréable, d'autant que si je connaissais le nom de Madame de POmpadour et de
Madame du Barry, je ne connaissais que peu leur histoire. Un bon livre, malgré sa tendance aux clichés.
Par Athenaïs
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Publié dans : Livres
Mardi 5 octobre 2010
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Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI
d'Elisabeth Reynaud.
Résumé :
Belle et insolente, petite-fille de Louis XV et sœur de trois rois de France, Louis XVI, Louis XVIII et
Charles X, Madame Elisabeth se tient au tout premier plan d'un des épisodes les plus sanglants de l'Histoire de France : la Révolution de 1789. Amie intime de Marie-Antoinette, qu'elle soutiendra
jusqu'à la fin, avec la gaieté de cœur des âmes les plus hautes, elle se montre intrépide et loyale dans la tourmente. Adorée de ses amies " Bombe " et " Rage ", écuyère émérite, passionnée de
billard, de jardins et de politique, elle aime plus que tout les enfants, les chevaux et ses frères. Des ors de Versailles à la fuite à Varennes, elle n'a cessé d'être là, en toute lucidité, liée
à jamais au roi et à la reine. Ayant refusé de s'enfuir à l'étranger, comme l'a fait une partie de la noblesse, elle est emprisonnée avec Marie-Antoinette. A la mort des souverains sur
l'échafaud, on la retrouve dans le donjon du Temple, avec ses neveux : le petit Dauphin, Louis XVII, et sa sœur, Madame Royale, restés orphelins. Elle résiste à toutes les brimades jusqu'à ce que
la guillotine s'abatte sur sa tête innocente, tel un lys foudroyé. Elle venait d'avoir trente ans. Sur un rythme haletant, l'auteur dresse un portrait passionnant et fourmillant de détails de
cette héroïne restée inexplicablement oubliée.
Mon avis :
Un biographie très intéressante, foisonnante de détails réalistes et très prenante sur un personnage trèsmal
connu. Qui aujourd'hui se souvient d'elle ? Et encore, ce n'est pas le pire : qui sait que Louis XVI a eu deux soeurs qui devinrent adultes ? Elisabeth au destin tragique et Clotilde qui épousa
un souverain européen. L'histoire de Louis XVI et de Marie-Antoinette est tellement horrible que beaucoup de leurs proches, avec une fin non moins tragique, ont été oubliés. Un bel hommage à
Madame Elisabeth, même si lauteur a parfois tendance à se disperser et faire de mini-biographies dans le récit de personnages secondaires, ce qui fait un peu perdre le fil. Un lexique à la fin
avec des repères de noms, eut sans doute été nécessaire pour une meilleure compréhension.
Par Armide et Athenaïs
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Publié dans : Livres
Vendredi 10 septembre 2010
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Le lieu a été utilisé très tôt au Moyen-Age puisqu'une motte féodale se trouve à l'ancienne entrée du
château (à l'arrière, après les jardins).
La première attestation écrite de l’existence du château date de 1 443, alors que le bâtiment est la
propriété de Jean du Cellier. Chaque génération ou presque modifie, améliore et ajoute des choses au château.
En 1 677, le château est vendu à Jean de la Bourdonnaye. Les différents propriétaires continuent de le
rénover, l'agrandir et le modifier.
Le dernier changement notable a été l’enlèvement de la toiture pointue de la tour par les Allemands pendant
la guerre.
Les 25 hectares du domaine ont été achetés par la mairie de Prinquiau en 1994, après le décès du dernier
propriétaire. Depuis janvier 2009, le château a été repris par l’association renaissance du patrimoine de l’Escurays. Peu de repos pour les bénévoles qui doivent financer la réfection des
bâtiments en très mauvais état suite à des vandalismes. Pour cela, ils louent le lavoir pour des fêtes et organisent des vides greniers.
Le château est visitable, mais de peu d'intérêt : les fenêtres sont condamnées, les murs lépreux et
certains parquets sont manquants. Et là, je parle uniquement du rez-de-chaussée puisque l'étage n'est pas visitable, l'association de voulant pas courir le risque d'un accident.
Je souhaite tout le courage possible à l'association qui a du pain sur la planche !
Par Armide et Athenaïs
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Publié dans : Monuments
Mercredi 21 juillet 2010
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Le Château de la Cour de Bouée date (au minimum) du XVIIIè siècle - la datation par rapport
aux bâtiments n'est pas très précise. Il s'agit d'une seigneurerie avec haute justice qui relevait de la vicomté de Donges.
A la Révolution, le château et ses terres sont confisqués car le seigneur a émigré. Sa femme,
restée à Bouée, argue qu'il n'est pas le seigneur en titre puisqu'il est le cadet. En effet, son frère aîné dispose du titre et est parti en expédition avec La Pérouse. Ils ne le savent pas mais
il est mort pendant l'expédition.
La famille réussit à réussit à récupérer le château et construit dès les années 1806 une
nouvelle aile.
Aujourd'hui, on peut retrouver le château, une chapelle, un puits (du XVIIIè siècle) et une
fuie (pigeonnier) de mille niches toujours en bon état. Le château est une propriété privée, certains salons pouvant être loués pour des soirées.
Par Armide et Athenaïs
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Publié dans : Monuments
Lundi 19 juillet 2010
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